mercredi 13 juillet 2016

Winter is coming

La météo ne s'était pour une fois pas trompée, les températures ont chuté assez fortement. Au réveil, un petit 7° nous oblige à snober la terrasse pour les petit déjeuner. Mais peu importe, nous sommes pressés ce matin, c'est le jour du petit train jaune !


Habillés chaudement, nous arrivons à la gare de Mont-Louis, et nous ne sommes pas les seuls : le train de 10h32 est complet !! Il faut attendre celui de 11h45, mais avec 1h de trajet, cela raccourci pas mal la journée. Nous décidons donc de réserver notre billet pour demain, mais la guichetière nous rétorque qu'il n'est pas possible  de réserver (mais comment un train de 10h32 peut être complet à 9h s'il n'est pas possible de réserver ?)
Qu'à cela ne tienne, si la porte est fermée, rentrons par la fenêtre comme dirait le vieux proverbe catalan : un coup d'internet et nos billets sont réservés pour demain.

En attendant, passons au plan B : une petite rando au départ du col de Creu (magnifique col découvert lors de ma balade cycliste du week end dernier). Sur le papier, 10 petits kilomètres pas trop durs. Nous passons au chalet changer de chaussures, récupérons de quoi pique-niquer, et c'est parti.

Dès les premiers km, nous sentons que la température n'est plus la même, et le vent froid ne fait qu'accentuer cette sensation. Mais nous n'avons pas trop le temps de se poser de questions, car la première pause chorizo arrive au bout de 400m (de plus en plus tôt). Nous repartons avec la ferme intention de déjeuner au col de Sansa (journée thématique) où nous attend une cache.
Au bout d'une grosse heure de marche, nous arrivons au fameux col de Sansa, avec tables de pique-nique, barbecue, troupeau de vaches, et petit vent frais.


Après le repas, nous décidons de pousser jusqu'au refuge des Estagnols, histoire de nous réchauffer. Plus on avance, et plus Lilian ralenti. Et plus Lilian ralenti, plus Alexis a la patate. Il doit certainement absorber l'énergie de son frère, c'est pas possible.
Bref, nous continuons notre chemin, découvrant des panoramas fantastiques, grandioses. Tellement grandioses, qu'ils nous font oublier les troupeaux de vaches qu'il nous faut traverser. Finalement, elles s'écartent devant nous, bien plus apeurées que nous.



Continuant notre chemin en suivant le GR (en Catalogne, les GR sont balisés en jaune et rouge), nous quittons sans nous en rendre compte notre trajectoire initiale. Mais c'est sans doute guidés par la main de Dieu que nous nous trompons de chemin, car au bout d'un peu plus d'un kilomètre, nous arrivons à un véritable paradis terrestre : le pla del gril. 


Un splendide plateau tout vert, traversé par un torrent bleu cristallin, agrémenté de forêt de pins, cerclé de montagnes. Au milieu de cet écrin, un petit refuge, squatté par un troupeau mouflons. Malheureusement, ils n'étaient pas sourds et on vite détalés à notre arrivée.




Cela ne nous a pas empêché de prendre un petit gouter, histoire de reprendre des forces pour le chemin retour, car nous n'étions pas rentrés à la voiture. Mais il faut croire qu'il y a plus d'énergie dans les Savane au chocolat que dans les crêpes au chocolat, car plus on avance, et plus la distance entre Lilian et nous s'allonge. Pire, plus on avance, et plus Alexis fait son fou-fou, à jouer derrière, courir pour nous rattraper, aller voir Lilian, revenir en courant …

Sur la dernière côte, nous avons totalement perdu le grand bonhomme. Obligé de l'encorder pour le tirer, ces petites jambes (enfin ses grosses cuisses) ne lui permettant plus de le faire avancer. Soudain je sens la corde se détendre, je me retourne pour voir Alexis qui tire son frère dans la côte. Arrivé à la voiture, nous sommes exténués pour les uns, frigorifiés pour les autres, ou en train de courir sur le parking à faire le fou pour le dernier.


La fin de la semaine s'annonce difficile ...





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