La météo ne s'était
pour une fois pas trompée, les températures ont chuté assez fortement. Au
réveil, un petit 7° nous oblige à snober la terrasse pour les petit déjeuner.
Mais peu importe, nous sommes pressés ce matin, c'est le jour du petit train
jaune !
Habillés chaudement,
nous arrivons à la gare de Mont-Louis, et nous ne sommes pas les seuls : le
train de 10h32 est complet !! Il faut attendre celui de 11h45, mais avec 1h de
trajet, cela raccourci pas mal la journée. Nous décidons donc de réserver notre
billet pour demain, mais la guichetière nous rétorque qu'il n'est pas
possible de réserver (mais comment un
train de 10h32 peut être complet à 9h s'il n'est pas possible de réserver ?)
Qu'à cela ne tienne,
si la porte est fermée, rentrons par la fenêtre comme dirait le vieux proverbe
catalan : un coup d'internet et nos billets sont réservés pour demain.
En attendant,
passons au plan B : une petite rando au départ du col de Creu (magnifique col
découvert lors de ma balade cycliste du week end dernier). Sur le papier, 10
petits kilomètres pas trop durs. Nous passons au chalet changer de chaussures,
récupérons de quoi pique-niquer, et c'est parti.
Dès les premiers km,
nous sentons que la température n'est plus la même, et le vent froid ne fait
qu'accentuer cette sensation. Mais nous n'avons pas trop le temps de se poser
de questions, car la première pause chorizo arrive au bout de 400m (de plus en
plus tôt). Nous repartons avec la ferme intention de déjeuner au col de Sansa
(journée thématique) où nous attend une cache.
Au bout d'une grosse
heure de marche, nous arrivons au fameux col de Sansa, avec tables de
pique-nique, barbecue, troupeau de vaches, et petit vent frais.
Après le repas, nous
décidons de pousser jusqu'au refuge des Estagnols, histoire de nous réchauffer.
Plus on avance, et plus Lilian ralenti. Et plus Lilian ralenti, plus Alexis a
la patate. Il doit certainement absorber l'énergie de son frère, c'est pas possible.
Bref, nous
continuons notre chemin, découvrant des panoramas fantastiques, grandioses.
Tellement grandioses, qu'ils nous font oublier les troupeaux de vaches qu'il
nous faut traverser. Finalement, elles s'écartent devant nous, bien plus
apeurées que nous.
Continuant notre
chemin en suivant le GR (en Catalogne, les GR sont balisés en jaune et rouge),
nous quittons sans nous en rendre compte notre trajectoire initiale. Mais c'est
sans doute guidés par la main de Dieu que nous nous trompons de chemin, car au
bout d'un peu plus d'un kilomètre, nous arrivons à un véritable paradis
terrestre : le pla del gril.
Un splendide plateau tout vert, traversé par un
torrent bleu cristallin, agrémenté de forêt de pins, cerclé de montagnes. Au
milieu de cet écrin, un petit refuge, squatté par un troupeau mouflons.
Malheureusement, ils n'étaient pas sourds et on vite détalés à notre arrivée.
Cela ne nous a pas
empêché de prendre un petit gouter, histoire de reprendre des forces pour le
chemin retour, car nous n'étions pas rentrés à la voiture. Mais il faut croire
qu'il y a plus d'énergie dans les Savane au chocolat que dans les crêpes au chocolat,
car plus on avance, et plus la distance entre Lilian et nous s'allonge. Pire,
plus on avance, et plus Alexis fait son fou-fou, à jouer derrière, courir pour
nous rattraper, aller voir Lilian, revenir en courant …
Sur la dernière
côte, nous avons totalement perdu le grand bonhomme. Obligé de l'encorder pour
le tirer, ces petites jambes (enfin ses grosses cuisses) ne lui permettant plus
de le faire avancer. Soudain je sens la corde se détendre, je me retourne pour voir
Alexis qui tire son frère dans la côte. Arrivé à la voiture, nous sommes
exténués pour les uns, frigorifiés pour les autres, ou en train de courir sur
le parking à faire le fou pour le dernier.
La fin de la semaine
s'annonce difficile ...
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