vendredi 15 juillet 2016

La der des der

We're leaving together, but still it's farewell.
And maybe we'll come back, to Pyrénées, who can tell?
I guess there is no one to blame
We're leaving mountain (leaving mountain), will things ever be the same again?

Eh oui, comme disait Europe, c'est le décompte final (en anglais dans le texte). Aujourd'hui il s'agissait de la der des ders. Dernier petit déjeuner avec vue sur les montagnes, dernière randonnée, dernier pique-nique en montagne, dernière fois qu'on râle pour que Lilian avance …
Pour cette dernière, notre route nous mène aux gorges de Carança. Magique, grandiose, gigantesque !!! Après une rapide ascension, enfin rapide, il faut le dire vite car nous avons 2 ramollos (avant le repas, Alexis n'a pas d'énergie), nous arrivons sur la corniche où la vue est hallucinante et vertigineuse aussi. A tel point que j'encorde mes ramollos car nous progressons sur un sentier taillé véritablement dans le roche, large de quelques centimètres, avec une chute d'une centaine de mètres en cas de faut pas.






Nous progressons ainsi jusqu'à ce que VSP ne réclame une pause pour manger. Mais sur la corniche, pas la place pour cela. Dès que nous arrivons sur une berge, c'est la pause pique-nique. A peine mangé, nous repartons (les gars voulaient faire une pause pour digérer. Mais n'importe quoi !!) vers l'amont de Carança. Les corniches laissent la place à des passerelles (sujets au vertige, s'abstenir), des ponts de singes et autres échelles. Génial !!

Nous progressons ainsi une petite heure, jusqu'à ce que cela devienne trop compliqué de croiser les gens sur ces passerelles (à cette heure là, tout le monde redescend). Nous sommes donc contraints de faire demi-tour, non sans se trampouiller les pieds dans le torrent (ouh que c'est froid). La descente est plus aisée, car nous avons gagné en assurance, mais non moins dangereuse (justement parce que nous avons gagné en assurance et que monsieur foufou ayant mangé, il refait maintenant le foufou).
Ça y est, nous atteignons la voiture, clôturant ainsi notre dernière randonnée des vacances (snif).



Après la douche, derniers épisodes de MASK et L'école des Champions puis direction le resto pour bien terminer les vacances et s'exploser le ventre avec une super cuisine catalane. Si vous passez dans le coin, je vous conseille "Chez Antoine", version locale du "Chez Francis" (le fameux Caveau pour ceux qui connaissent).
Le même patron un peu bourru mais accueillant, la grosse terrine de campagne accompagnée de son bon gros pain qui arrivent sur la table sans qu'on sache comment, et la quantité dans les assiette qui fait regretter d'avoir seulement fait 15km de rando. Vous remplacez juste la truffade par les spécialité catalanes (les boles de picoulat étaient succulentes). En dessert, une petite tarte au citron fait maison ou une bonne grosse profiteroles (voire les 2 quand Lilian n'arrive pas à terminer son dessert).


Voilà, une fois encore ce fut de bonnes vacances, mais qui se terminent (hélas) trop tôt. Merci à vous lecteurs d'avoir suivi ce blog jusqu'au bout, et rendez vous aux prochaines vacances ...

Une dernière photo du balcon, un au revoir à la montagne et au lac de Matemale

Journée patriotique

Oui c'est vrai, il y eu une pause dans le blog. Mais c'est que la journée du 14 juillet a été longue.
Et pourtant, nous n'avons même pas eu le temps de regarder le défilé de nos militaires, il fallait que nous soyons à la gare pour monter dans le petit train jaune (pour le résumé de l'épisode précédent, regardez le 13/07). Cette fois, nous avions nos places et la moitié de la vallée n'avait pas eu la même idée, direction donc Villefranche-en-Conflent.


Après une grosse heure de petit train jaune, à traverser la montagne, enjamber le Têt, slalomer entre les vallées, nous arrivons à destination : une jolie petite ville fortifiée depuis 1072, puis renforcée et surmontée d'une fortification supplémentaire. Villefranche n'est pas grand, mais très bien restaurée et charmante comme tout. Un joli fleuron de l'architecture militaire française, qui a connu durant quasiment un siècle plusieurs revers mais qui est resté imprenable, bien ancré dans la montagne.
Mais avant toute chose, trouvons un endroit pour manger (ventre sur pattes + 12h passée = pénible).



Nous jetons notre dévolu sur un restaurant qui propose un menu catalan (enfin les garx préparent les vacances v2.0 en choisissant une pizza et des tagliatelles).
Ils sont sans doute petits les catalans, mais qu'est ce qu'ils doivent manger !! Après une entrée plutôt sympathique et estivale, nous continuons par de la joue de bœuf à l'aïoli accompagnée de légumes (purée de pois, aubergine et pomme de terre gratinée à … l'aïoli). En dessert, crème catalane et pana cotta aux fruits rouges (oui, moi aussi je prépare les vacances v2.0).

C'est le ventre lourd que nous quittons le restaurant et attaquons la visite. En premier lieu, il faut monter les 731 marches pour arriver en bas du fort, où la visite peut commencer au pas de course. Le petit rikiki court partout, dans tous les sens, il monte les marches en courant, fait le tour des batteries, va, vient et bientôt nous n'arrivons plus à suivre.
Pfu, l'aïoli ….


La visite, même menée à un train d'enfer, est passionnante. La caserne est en parfait état, située à un endroit hyper stratégique et possède donc une vue incroyable. Vauban était vraiment un génie, il a même orienté les terrasses pour avoir une vue grandiose sur le Canigou !



La visite terminée, nous regagnons la gare, et prenons un verre (ou une glace) en attendant notre petit train jaune qui nous ramènera chez nous.

Au retour, nous aurons le droit au wagon découvert. Quoi de mieux pour admirer la montagne pour notre avant dernier jour ?




mercredi 13 juillet 2016

Winter is coming

La météo ne s'était pour une fois pas trompée, les températures ont chuté assez fortement. Au réveil, un petit 7° nous oblige à snober la terrasse pour les petit déjeuner. Mais peu importe, nous sommes pressés ce matin, c'est le jour du petit train jaune !


Habillés chaudement, nous arrivons à la gare de Mont-Louis, et nous ne sommes pas les seuls : le train de 10h32 est complet !! Il faut attendre celui de 11h45, mais avec 1h de trajet, cela raccourci pas mal la journée. Nous décidons donc de réserver notre billet pour demain, mais la guichetière nous rétorque qu'il n'est pas possible  de réserver (mais comment un train de 10h32 peut être complet à 9h s'il n'est pas possible de réserver ?)
Qu'à cela ne tienne, si la porte est fermée, rentrons par la fenêtre comme dirait le vieux proverbe catalan : un coup d'internet et nos billets sont réservés pour demain.

En attendant, passons au plan B : une petite rando au départ du col de Creu (magnifique col découvert lors de ma balade cycliste du week end dernier). Sur le papier, 10 petits kilomètres pas trop durs. Nous passons au chalet changer de chaussures, récupérons de quoi pique-niquer, et c'est parti.

Dès les premiers km, nous sentons que la température n'est plus la même, et le vent froid ne fait qu'accentuer cette sensation. Mais nous n'avons pas trop le temps de se poser de questions, car la première pause chorizo arrive au bout de 400m (de plus en plus tôt). Nous repartons avec la ferme intention de déjeuner au col de Sansa (journée thématique) où nous attend une cache.
Au bout d'une grosse heure de marche, nous arrivons au fameux col de Sansa, avec tables de pique-nique, barbecue, troupeau de vaches, et petit vent frais.


Après le repas, nous décidons de pousser jusqu'au refuge des Estagnols, histoire de nous réchauffer. Plus on avance, et plus Lilian ralenti. Et plus Lilian ralenti, plus Alexis a la patate. Il doit certainement absorber l'énergie de son frère, c'est pas possible.
Bref, nous continuons notre chemin, découvrant des panoramas fantastiques, grandioses. Tellement grandioses, qu'ils nous font oublier les troupeaux de vaches qu'il nous faut traverser. Finalement, elles s'écartent devant nous, bien plus apeurées que nous.



Continuant notre chemin en suivant le GR (en Catalogne, les GR sont balisés en jaune et rouge), nous quittons sans nous en rendre compte notre trajectoire initiale. Mais c'est sans doute guidés par la main de Dieu que nous nous trompons de chemin, car au bout d'un peu plus d'un kilomètre, nous arrivons à un véritable paradis terrestre : le pla del gril. 


Un splendide plateau tout vert, traversé par un torrent bleu cristallin, agrémenté de forêt de pins, cerclé de montagnes. Au milieu de cet écrin, un petit refuge, squatté par un troupeau mouflons. Malheureusement, ils n'étaient pas sourds et on vite détalés à notre arrivée.




Cela ne nous a pas empêché de prendre un petit gouter, histoire de reprendre des forces pour le chemin retour, car nous n'étions pas rentrés à la voiture. Mais il faut croire qu'il y a plus d'énergie dans les Savane au chocolat que dans les crêpes au chocolat, car plus on avance, et plus la distance entre Lilian et nous s'allonge. Pire, plus on avance, et plus Alexis fait son fou-fou, à jouer derrière, courir pour nous rattraper, aller voir Lilian, revenir en courant …

Sur la dernière côte, nous avons totalement perdu le grand bonhomme. Obligé de l'encorder pour le tirer, ces petites jambes (enfin ses grosses cuisses) ne lui permettant plus de le faire avancer. Soudain je sens la corde se détendre, je me retourne pour voir Alexis qui tire son frère dans la côte. Arrivé à la voiture, nous sommes exténués pour les uns, frigorifiés pour les autres, ou en train de courir sur le parking à faire le fou pour le dernier.


La fin de la semaine s'annonce difficile ...





mardi 12 juillet 2016

Cloudy day

Ce matin, c'était jour de marché. L'occasion de goûter les bons fromages (dont certains tellement forts qu'ils plairaient à ma nièce préférée) et la bonne charcuterie (le diot blanc, une espèce de gros pâté de tête). 
Bon c'est aussi l'occasion de rencontrer les étalages de fruits et légumes biens fournis et colorés, mais beaucoup moins sympa pour goûter.

Une fois le marché terminé, nous récupérons nos garx vanille-fraise aux jeux : Alexis tout rouge à force de courir partout et Lilian tout blanc, se plaignant d'avoir envie de vomir tellement il a faim. Nous décidons donc de pique-niquer aussitôt pour éviter de devoir nettoyer la voiture. Malheureusement, nous sommes dans le nuage, et ce n'est plus la température estivale que nous connaissions.

Aussitôt mangé, nous montons au pla del Mir où se trouve le parc animalier. Toujours dans le nuage :-(
Cela ne nous empêche pas de prendre un café à la terrasse du resto d'altitude, ainsi qu'une petite crêpe (au diable les régimes, nous sommes en vacances).

Puis nous partons en expédition à la découverte des bêtes sauvages : chevreuils, ours, bouquetins, marmottes, daims, isards, mouflons, cerfs, rennes (sans le père Noël), sangliers, bisons …
Alexis dans sa grande compassion décide de donner des bonnes herbes vertes aux daims. Lilian veut faire de même en donnant un petit vomito aux ours. Mais ceux-ci ne sont pas friands de sandwich au cervelas mal digéré, donc nous rentrons au chalet nous mettre au chaud.

Lilian restera couché jusqu'à 20h, lorsque je lui demande de descendre manger un peu. Arrivé au milieu des escaliers, c'est le drame. Je sors de la salle de bains en vitesse pour constater que chacune des 10 dernières marches est maculée de petits bouts de cervelas, pain de mie, plus ou moins en bouillie. Mieux, les marches étant ouvertes (et la cuisine en dessous), il y en a même sur le frigo, le micro onde ….

Après une bonne séance de nettoyage, plus aucune trace. Mais pour l'odeur, c'est un autre histoire. Lilian, lui, chante sous la douche "Olive et Tom, ils sont toujours en forme …



  

lundi 11 juillet 2016

Entre nature et culture

Fini le repos, c'est l'heure de reprendre les randos. Au programme, une petite randonnée facile, bien abritée pour supporter la chaleur.


Départ en direction du lac de Balcère pour montrer aux gars ce magnifique lac naturel, entouré de sapins et de montagne. Une petite approche à travers la forêt nous permet de dénicher un spécimen assez rare de sapin, le fameux Sapinus Garxus.



Ce lac étant accessible en voiture, c'est loin d'être calme et reposant, et nous continuons donc notre chemin à travers la forêt pour trouver un endroit un peu plus isolé pour notre pique-nique. C'est finalement perchés en haut d'une tour de guet que nous déjeunons, à l'abri d'un sapin.

Le ventre plein, nous repartons à travers le plateau, non sans s'arrêter pour jouer avec l'écho. Puis nous arrivons sur le site de fouille archéologique de Iglesietta, un village moyenâgeux décimé par la peste. Une archéologue accompagnée de bénévoles sont en train de fouiller un site, à la recherche d'une maison. L'archéologue nous explique qu'ils commencent tout juste la saison, et que le premier travail est de déblayer le chantier, la nature ayant bien repris ses droits avec le printemps.

 
  
Le site est aussi l'occasion de se faire une petite cache (jeu mondial de chasse au trésor pour les néophytes), au détour de la vieille chapelle, ou plutôt ce qu'il en reste.


 Nous reprenons ensuite notre route, avec un petit traînard qui semble ne plus avoir trop de jambes (quelle idée de regarder le foot jusqu'à 23h !!).
Mais maintenant nous connaissons le loustic, et le moyen de le faire repartir (pas avec un Mars) : la discute ! Pendant 45 min il va nous raconter en long et en travers le jeu Bananakong, les missions, les niveaux secrets, les accessoires …

Un peu saoulés, nous débouchons sur l'autre versant et constatons immédiatement que le lac est bien trop bas. Nous avons dû louper un chemin quelque part, mais maintenant il faut récupérer la voiture qui se trouve sur le parking  à 170m au dessus de nous. C'est là que nos chemins se séparent. Femme et enfants se dirigent vers le village, tandis que moi me dirigent vers la forêt face à la pente pour récupérer la voiture.


Finalement, la réunion se fera au niveaux des jeux où les gars ont vite oublié leur fatigue.




dimanche 10 juillet 2016

Journée de repos

On est dimanche, jour du seigneur. Donc aujourd'hui c'est repos ;-)


Petit dèj tranquille sur la terrasse, petit café sur la terrasse, puis nous descendons acheter le pain. Le soleil commence déjà à cogner.
On déjeune sur la terrasse, en compagnie de notre nouveau copain Tac le jeune écureuil (Tic le plus vieux ne vient plus).

Après le café, direction Err pour une après midi piscine. Mais pas n'importe laquelle. 3 bassins (de différentes profondeurs), un bassin à vague, un toboggan 3 pistes et des jeux d'eau (dont 2 canons à eau qui amusent beaucoup les garx). Bref, une journée de repos, au soleil, dans un cadre magnifique.

De retour au chalet, c'est apéro bière, pizzas, belote et finale de l'Euro.


Demain, les affaires reprennent ...








Numéro spécial - Altriman

"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais", tel est la devise de l'altriman, un triathlon pas comme les autres, du moins pour les habitués comme nous du bord de mer.
Pour ma part, le format choisi était l'half. En quelques chiffres :
 - 1.9 km de nage dans le lac
 - 92 km de vélo, 3 cols, un peu plus de 3000m de dénivelé cumulé
 - 21 km, 550m de dénivelé


En résumé, tout commence à 8h, dans le parc à vélo. Le soleil s'est levé sur un ciel pur et dégagé. Le lac laisse échapper quelques volutes de fumée créant une atmosphère féérique. Ce lac, entouré de montagnes, au lever de soleil, quelle splendeur !
8h30, c'est le départ. L'eau est bonne, c'est la cohue, la ruée, la baston. Au programme, la traversée du lac, on longe le bord opposé, puis on revient. Moins de monde au retour, plus tranquille. Je sors de l'eau 42ème en 31 minutes, me déshabille tranquillement, prend le temps de me sécher, mettre des chaussettes, et c'est parti pour le vélo.

Première montée, pas hyper dure, mais longue (surtout à froid). Surtout garder le rythme car la montée fait 13km. Je ne sais plus où regarder tellement les paysages sont grandioses. Quand soudain "Eh t'es pas là pour admirer le paysage" me lance un gars de mon club. "Arg, j'ai oublié mon appareil photo" je lui répond.
Puis un faut plat descendant nous permet d'attaquer la remontée vers le col de la Llose. Et on bascule de l'autre coté pour 14 km de descente. Si ça pouvait tout le temps être comme cela !! Malgré des pointes à 55km/h, je me fais doubler par des véritables fusées. Soit ils maitrisent leur vélo, soit ils ont déposé leur cerveau au départ. Cette fois, je reste concentré sur la route, les virages serrés, les bords de montagne : je connais enfin la signification de l'expression avoir la tête dans le guidon.
Une fois en bas, devinez quoi ? Oui, vous l'avez compris, nous devons remonter pendant 14 km, sur une pente douce (5% de moyenne) jusqu'au col de Creu. A ce moment là, la température est de 33° au soleil (pourquoi personne n'a planté de platane sur les routes de montagne ??). La montée est dure, plus par la chaleur que par la difficulté. "Heureusement que c'est beau" me lance un concurrent. "Carrément, ça permet de passer le temps" je lui répond. Et nous continuons à pédaler, sous un cagnard. C'est clair que les paysages traversés valent le détour.
Arrivé au col, un groupe d'espagnol avec la musique à fond nous encouragent. Mes gourdes sont vides, j'ai soif, mais on bascule aussitôt vers le village de Matemale et son ravitaillement (ah, de l'eau fraiche).
Puis nous partons pour un faux plat face au vent qui annule la pente (grrrrr), mais la descente se fait plus franche jusqu'à Escouloubre les bains, le point de départ  d'une ultime torture qui durera 9km et commencera par une belle portion de 12% sur 3 km. Au total, cette cote me prendra 50 min (faites le calcul) et pas un seul arbre pour faire de l'ombre. Là encore, nous passons par des routes à peines plus larges qu'une voiture. Nous ne voyons pas grand monde, mais à chaque petit village traversé, il y a de l'animation, de la musique et des "Allez Stéphane" (c'est cool d'avoir son prénom sur son dossard). Et se sont même les espagnols venus en nombre qui mettent le plus d'ambiance, même si je ne comprend pas tout ce qu'ils disent.
Après une ultime descente pour prendre de l'élan, c'est la longue remontée vers les Angles par une pente douce pour enfin poser le vélo (et que je suis content de le poser).

Après avoir changé de chaussette (oui j'ai mon petit confort), mis mes chaussures, j'attaque la course à pied. Mon dieu, que j'ai soif. Les ravitaillements tous les 2.5km ne sont pas de trop. Un verre avalé, un verre sur la tête. Les 8 premiers kilomètres se font à l'ombre, mais après les choses se gâtent. Du soleil, encore du soleil, toujours du soleil. Rappelez vous, 33°C vers 11h, et là il est 14h. Pas d'ombre et le pire, c'est que ça commence à grimper. Je crois que c'est le début de la fin, les crampes d'estomac arrivent. Je me force à boire à chaque ravitaillement, mais c'est dur. La grosse cote (9% sur 1.6 km) se fera en marchant. Puis nous rebasculons vers l'autre versant, et un belle descente vers le lac de Balcère où un peu d'ombre nous attend. Demi-tour puis ça remonte. J'alterne course et marche, c'est dur. Enfin j'arrive en haut. Il ne reste plus que 3km de descente et c'est la ligne d'arrivée. Au 4/5 de la descente j'entend des voix familières. C'est ma petite famille qui m'attend sur un banc (en mangeant des pop corns). Un bisous à chacun et hop, direction la ligne d'arrivée. Les derniers mètres sont de la folie, les bénévoles, les participants déjà arrivés, les supporters des autres participants, français, espagnols, tous forment une haie d'honneur et applaudissent, crient, félicitent, scandent mon nom (rappelez vous il est sur le dossard), et là je rentre dans la salle des fêtes où se tient l'arrivée et le speaker prend le relais "Arrivée de Stéphane DAMIENS de Nantes Triathlon. Bravo!" Tout le monde applaudit, le photographe me fait signe d'attendre devant l'arche, et c'est la photo finish. Ça y est, un peu moins de 8h. Ou plutôt, presque 8h d'effort, de bonheur, de douleur aussi mais la joie d'être arrivé jusqu'au bout.


Au final, je retiendrai de cette journée, une ambiance de folie, des paysages de folies, une épreuve de folie. Et c'est clair, que cette folie là, je ne la regretterai jamais.



vendredi 8 juillet 2016

Y a des hauts et y a des bas ...

Après un changement de programme (initialement, le petit train jaune était prévu), direction le nord pour descendre sous terre et grimper en haut des pics.
Commençons par la grotte de Frontrabiouse, une grotte découverte par hasard lors de l'exploitation d'une carrière pendant la construction du barrage de Matemale. 
En 1956, suite à un tir de mine, un trou dans la montagne laisse apparaître une faille, puis après descente des spéléologues, une véritable caverne d'Ali Baba de trésor minéral. Stalactites , stalagmites, "macaronis", "orgues", "voiles", c'est fou ce que la nature peut faire avec une simple goutte d'eau et quelques millions d'années.
Pour les photos, je vous laisserai vous rapprocher du reporter de la journée, le grand bonoume qui était littéralement subjugué pour le spectacle.
Après une belle balade d'une heure et un peu plus d'un kilomètre par 50m de profondeur (à 5°C), nous sommes ravis de retrouver la douce chaleur de la surface. Déjà notre ventre sur patte n'a qu'une seule phrase en bouche "Quand est ce qu'on mange ?"

Direction le château d'Usson, haut lieux de la résistance Cathare, mais avant, arrêt pique nique (vous imaginez aisément pourquoi). Après cette petite pause donc, nous reprenons la route en direction du château. Arrivés sur le parking, une pancarte "fermé" nous étonne. Décidés malgré tout, nous grimpons pendant 20min la voie menant au château. Hélas, arrivés devant le portail, nous ne pouvons que constater qu'il est bel et bien fermé.


Déçus, nous redescendons notre chemin et reprenons la route en direction des Angles, mais au passage, petit arrêt à Quérigut (à ne pas confondre avec Quéribus …) pour grimper sur le château en ruines.



A l'occasion de la récupération de mon dossard, un petit tour d'aqua-bulles, la nouvelle attraction fétiche des bounoumes qui en ressortent … trempés de sueur.



jeudi 7 juillet 2016

Font Romeu

Après la belle rando d'hier, la journée d'aujourd'hui sonnait comme une journée de repos. D'ailleurs, arrivés au sommet, les gars se sont exclamés "Déjà ??? Mais c'était une toute petite randonnée".

Donc oui, après une belle grâce matinée (8h passée) et un bon petit déj en terrasse (je ne vous rappelle pas la magnifique vue, c'est toujours la même), nous partons direction Font Romeu (eh oui, coup double : rando + courses) pour l'ascension du col de Pam. Balade tranquilou dans la forêt, avec au sommet un espace aménagé de tables et bancs pour manger (la fête).


Après le pique-nique, direction le sommet pour admirer notre point de vue d'hier, ainsi qu'une pratique étrange : dans les Pyrénées, les sièges prennent des bains de soleil.


Puis c'est l'heure de la descente et le passage obligé par le parcours sportif.



Et le résultat de notre grand jeu concours de l'été :
L'unique réponse nous vient de St Jean de Monts, Vendée (n'en déplaise aux bretons). Et il s'agit d'une BONNE réponse. Il s'agissait effectivement de Llivia.
Notre gagnant est une gagnante, Christelle LE DEVEHAT. Elle gagne une semaine complète en compagnie des garx, Lilian et Alexis DAMIENS !! Bravo à elle, et … bon courage.


mercredi 6 juillet 2016

La panoramique


Aujourd'hui, après le traditionnel nuage sur le lac, retour du soleil. Nous en profitons pour partir de bonne heure (9h45, faut pas exagérer) et attaquer une rando qui fait le tour de notre montagne. D'après le guide, c'est LA rando des Angles, celle qui offre le plus beau point de vue, mais aussi la plus longue et la plus difficile.
Bon au pire, nous ferons demi-tour après le repas si cela est trop long.


Nous entamons donc cette journée par une montée directement sur la route (pas fun) mais qui nous permet d'atteindre le départ de l'itinéraire sans prendre de voiture. 40 min plus tard (et un aperçu des chalets parmi les plus beaux), nous atteignons la forêt, où un petit chemin nous amène tranquillement au pied de la première grosse difficulté : Le fameux "j'ai faim" !!

Malheur sur nous, il ne restait qu'un mini chorizo pour chaque gars, "mais comment tenir une ascension sur plusieurs heures ???

" La conversation tourne autour de "j'suis fatigué", "J'ai faim", "j'en peux plus", "Quand est ce qu'on arrive ??" et là je répond "après la cime", et c'est le déclic !
" La cime ? Comme dans Star Wars Battle front ?  Tu sais papa, dans Star wars Battle front, il y a les clones, les storm troopers, les rebelles" ….. " Et puis comme armes ils ont … et comme vaisseaux …"
Bref, au bout de 45 min, je connaissais l'armement de chaque type de personnage, les différents véhicules possibles, toutes les planètes et même les touches de contrôle !
Pour ceux qui ne le savent pas, Star Wars Battle front est un jeu d'ordinateur (et oui je sais ça rentre mieux que les leçons, mais il m'a déjà récité les doubles jusqu'à 8 192, donc bon ...)

C'est saoulés que nous arrivons au refuge, mais au moins nous y sommes ! La fatigue est envolée, la faim aussi pour certains, mais pas pour la pauvre maman qui commence à sombrer dans l'hypoglycémie.

Nous trouvons une petite table devant le refuge, idéale pour prendre notre repas.


Après la pause, un dilemme  s'offre à nous : continuer ou rebrousser chemin ? Partir à l'aventure, découvrir d'autres paysages, mais grimper pour atteindre le sommet ou sécuriser le retour, en passant par le même itinéraire ?? Les avis sont partagés, ou plutôt, inégaux. 25% pour continuer, 75% pour rebrousser chemin.
Finalement, nous continuons (la démocratie l'emporte toujours :-D).

Certes, les côtes sont rudes. Oui le soleil cogne. C'est vrai que nous quittons l'abri de la forêt. MAIS QUELS PAYSAGES !!!! 


 La beauté a un prix, et nous arrivons au somment des Angles pour contempler une vue P-A-N-O-R-A-M-I-Q-U-E  !!! 




Au passage, une petite photo au pied de la croix (In nomine patre, et fili …) et nous entamons la descente vers la station.
 

Rouge, bleue, les pistes se succèdent, mais sans neige, c'est pas aussi drôle. Mais certains s'éclatent quand même. 


 Puis nous arrivons sur le plateau de Bigorre, où nous attendent les télécabines pour redescendre à la station, histoire de prendre une petite glace boisson bien méritée  


PS : Suite à une erreur technique indépendante de notre volonté (encore la faute du service informatique), le jeu concours d'hier n'a pas pu trouver de gagnant (les commentaires étant bloqués). Le lot est donc remis en jeu ce jour, les commentaires sont maintenant autorisés, alors ... allez y !!