Aujourd'hui les
choses sérieuses commencent. Pour la première randonnée des vacances, nous
avons misé sur une valeur sûre : le lac des Bouillouses (merci docteur Tételle
pounette pour les tuyaux).
Après un petit tour
en navette (protection du site oblige) pour arriver au pied du barrage, nous
partons. Enfin …
Nous n'avions pas
fait 100m que c'est le drame: les semelles de chaussures de madame Manue se
désagrègent, un truc de fous !! En quelques mètres, plus rien !!! De mauvaise
augure pour les 8 km restants me direz vous ? Pas du tout, nous avons la grande
prêtresse du Bare-foot hiking !!
Les paysages s’enchaînent, tous avec un petit quelque chose de différent, d'unique, de magique.
Notre horloge sur
pattes ne manque pas de nous rappeler toutes les 10 mins le temps restant avant
la pause repas. C'est finalement à l'abri des pins que nous pique-niquons, avec
une vue à 360° sur les montagnes et le ballet des aigles.
Une demi-heure
après, nous repartons sur le chemin, les sacs plus légers (même s'il reste
encore un mini chorizo dans le sac de chaque gars pour la pause du goûter), le
ventre plein et la jauge d'énergie rechargée au maximum (il nous reste 2h45 de
marche).
Le chemin longeant
le lac se change en sentier grimpant dans la montagne, souvent au soleil,
agrémenté de traversée de torrent. Bucolique, pittoresque, magnifique,
éblouissant … les adjectifs me manquent pour qualifier les paysages qui
s'offrent à nous.
L'instant
"frisson" viendra de la rencontre avec des troupeaux de vaches. En
effet, la dernière fois que nous avions randonné dans les Pyrénées, nous avions
été chargés par des vaches en folie. Cette fois, nous avons réussi à les
dompter grâce à la Force ;-)
Le fin de rando est
longue, la fatigue pour l'un, l'usure des pieds pour une autre et la bouche
sèche à force de parler pour le dernier. Heureusement, au terme d'une ultime
descente, nous arrivons à la route et l'arrêt de la navette. Y a pas à dire, le
principal fléau des montagnes reste sa pollution sonore. Où que nous allions,
nous avons l'impression qu'un bourdonnement nous suit. Bizarre ...
A peine rentrés, un
verre d'eau, et je décide d'aller courir pour reconnaître le parcours. Je
n'avais pas fait 10m que l'orage se déchaîne, les cieux se craquent,
s'illuminent, déversent des torrents de gouttes grosses comme des œufs.
Trempé jusqu'aux os,
je passe malgré tout à la boulangerie avant de rentrer prendre une douche
chaude. Mes gars, eux, regardent Jayce et les Conquérants de la lumière
(souvenirs, souvenirs)
La soirée aura été
rythmée de Music & Ligth (tainta din, tainta din), et l'éclaircie arrivant
avant le couché nous dévoile un sommet décoré d'un voile de mariée d'une pureté
virginale. La montagne, dans toute sa splendeur ...
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